ÉCHOS DE BANQUETS

EMMA MARSANTES

Pour son troisième roman intitulé N’efface pas mes cercles, publié chez Verdier, Emma Marsantes propose de remonter avec une rare puissance évocatrice les héritages de la culpabilité qui ont conduit au suicide d’Elsa, « la départante », mère de Mia, sa narratrice.
En un peu plus de 160 pages, la romancière sonde tout le 20e siècle de la Grande Guerre jusqu’aux guerres coloniales.
À la manière d’enquête, elle interroge les deux branches familiales, paternelle et maternelle, qui peuvent expliquer ce geste d’octobre 1980 quand, en se pendant, la mère « renverse la morale et la chaise ».
Brillante contre-saga, portée par une écriture acérée et fulgurante, N’efface pas mes cercles interroge la domination pour montrer combien, en force tragique et aveugle, elle met à mort aussi bien les femmes que les hommes sans retour.

© Patrice Normand – Éditions Verdier
© Patrice Normand – Éditions Verdier

Emma Marsantes, qui a publié ses deux premiers romans Une mère éphémère (2022) et Les Fous sont des joueurs de flûte (2024) chez Verdier, est une fidèle du Banquet de Lagrasse où elle intervint la première fois, en 2022, au Banquet d’automne consacré à la rentrée littéraire d’alors. 

Emma Marsantes et Mélanie Traversier au Banquet du livre 2025, lors de la lecture d’un extrait de N’Efface pas mes cercles, en cours d’écriture alors,
©AG
Emma Marsantes et Mélanie Traversier au Banquet du livre 2025, lors de la lecture d’un extrait de N’Efface pas mes cercles, en cours d’écriture alors,
©AG